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Latané, A., Voisard, J.-M., & Brower, A. O. (2021). Senegal farmer networks respond to COVID-19 / Les réseaux de producteurs du Sénégal font face à la COVID-19. RTI Press. RTI Press Research Report No. RR-0045-2106 https://doi.org/10.3768/rtipress.2021.rr.0045.2106
Farmer organizations in rural Senegal previously demonstrated a strong capacity to organize and provide services to their members for economic development.
Our study shows that the same organizations have implemented inclusive shock responses, working with humanitarian efforts to ensure the most vulnerable are not left behind in the face of COVID-19.
Existing community-based data infrastructure from prior development projects is a strong foundation that can be leveraged for data collection during periods of shock.
Abstract
This study leveraged existing data infrastructure and relationships from the Feed the Future Senegal Naatal Mbay (“flourishing agriculture”) project, funded by the US Agency for International Development (USAID) and implemented by RTI International from 2015 to 2019. The research informed and empowered farmer organizations to track and respond to rural households in 2020 as they faced the COVID-19 pandemic. Farmer organizations, with support from RTI and local ICT firm STATINFO, administered a survey to a sample of 800 agricultural households that are members of four former Naatal Mbay–supported farmer organizations in two rounds in August and October 2020. Focus group discussions were conducted with network leadership pre- and post–data collection to contextualize the experience of the COVID-19 shock and to validate findings. The results showed that farmers were already reacting to the effects of low rainfall during the 2019 growing season and that COVID-19 compounded the shock through disrupted communications and interregional travel bans, creating food shortages and pressure to divert seed stocks for food. Food insecurity effects, measured through the Household Food Insecurity Access Scale and cereals stocks, were found to be greater for households in the Casamance region than in the Kaolack and Kaffrine regions. The findings also indicate that farmer networks deployed a coordinated response comprising food aid and access to personal protective equipment, distribution of short-cycle legumes and grains (e.g., cowpea, maize) and vegetable seeds, protection measures for cereals seeds, and financial innovations with banks. However, food stocks were expected to recover as harvesting began in October 2020, and the networks were planning to accelerate seed multiplication, diversify crops beyond cereals, improve communication across the network. and mainstream access to financial instruments in the 2021 growing season. The research indicated that the previous USAID-funded project had likely contributed to the networks’ COVID-19 resilience capacities by building social capital and fostering the new use of tools and technologies over the years it operated.
Les réseaux de producteurs du Sénégal font face à la COVID-19 Cette étude a tiré parti d’une infrastructure d’encadrement et de collecte de données et de relations préalables légué par le projet Feed the Future Sénégal Naatal Mbay (« agriculture florissante »), financé par l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et mis en œuvre par RTI International entre 2015 et 2019. Réalisée en 2020, la recherche a intégré des organisations de producteurs pour qu’elles puissent suivre les ménages ruraux membres de leurs réseaux alors qu’ils faisaient face à la pandémie de COVID-19 et tentaient de réagir à ce choc. Les organisations de producteurs, avec le soutien de RTI et de la société-conseil locale STATINFO, ont réalisé une enquête sur un échantillon de 800 ménages agricoles membres de quatre organisations de producteurs soutenus par Naatal Mbay, réalisée en deux passages successifs, en août et octobre 2020. Des groupes de discussion ont été menés avec les responsables des réseaux, ainsi qu’une collecte de données a posteriori ont permis de contextualiser l’expérience face au choc de la COVID-19 et de valider les conclusions. Les conclusions ont montré que les producteurs étaient déjà aux prises des effets des faibles précipitations de la saison de production de 2019 et que la COVID-19 a aggravé ce premier choc du fait des perturbations des communications et des interdictions de déplacements entre les régions, créant ainsi des pénuries alimentaires et exerçant ainsi une pression sur l’utilisation des stocks de semences à des fins alimentaires. Les effets de l’insécurité alimentaire, mesurés par le biais de l’échelle d’accès d’insécurité alimentaire des ménages, se sont avérés être plus importants pour les ménages de Casamance que pour ceux des régions de Kaolack et de Kaffrine. Les conclusions ont également indiqué que les réseaux de producteurs ont déployé une intervention coordonnée incluant aide alimentaire et accès à des équipements de protection individuelle, distribution de semences de légumes et de céréales à cycle court (par exemple, le niébé et le maïs) et des semences adaptées au jardinage, mesures de protection pour les semences de céréales de l’année suivante et innovations financières avec les banques pour sécuriser les crédits. On s’attend à ce que les stocks d’alimentation soient reconstitués au début de la récolte en octobre 2020 et les réseaux prévoient d’accélérer la multiplication des semences, de diversifier les cultures au-delà des céréales, d’améliorer la communication au sein des réseaux et de généraliser l’accès aux instruments financiers au cours de la saison 2021. Les études ont indiqué que le projet antérieur financé par l’USAID est susceptible d'avoir contribué aux capacités de résilience des réseaux en renforçant le capital social et en encourageant le recours à des technologies et outils nouveaux au cours de ses années de fonctionnement.
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